Focus : le rachat de clientèle
Le rachat de clientèle (article l 5125-5-1 du code de la santé publique) est un outil de croissance externe mais également un mécanisme des pouvoirs publics visant à réduire le nombre de points de vente.
Quelles officines sont concernées ?
Les officines considérées comme invendables compte tenu d’un chiffre d’affaires trop bas ou ayant une situation géographique trop proche d’un concurrent, et qui souhaiterait augmenter son chiffre d’affaires tout en sécurisant sa zone de chalandise.
Le code de la santé publique prévoit la possibilité de racheter la clientèle de leurs confrères les plus proche.
Comment fonctionne la cession ?
C’est une acquisition de certains éléments du fonds de commerce : clientèle, mobilier, personnels et stock. A noter évidemment que l’officine cible ne pourra pas être exploitée. Elle est destinée à cesser définitivement son activité.
Concernant la licence, elle ne peut pas non plus être cédée.
Concernant le bail, le vendeur est tenu de résilier à la prochaine échéance triennale.
Concernant le personnel, il est repris afin de faire face à l’afflux de clientèle généré par la fermeture de l’officine. De plus, cela permet également une transition plus douce, aussi bien pour la patientèle de la pharmacie fermée, que pour les équipes en place.
Qui peut se positionner sur une telle opération ?
C’est généralement une initiative d’un ou plusieurs pharmaciens à proximité immédiate.
Pour se faire, il est essentiel de vérifier les quotas de population sur la commune.
Quel prix ou indemnisation peut être fixé ?
La volonté des parties est la règle car il n’existe aucune disposition légale.
Selon le chiffre d’affaires de l’officine à fermer, les prix peuvent largement varier.
A noter que le prix est très généralement fixe.